Saturday, 15 December 2018

A AFRIQUE

Monday, 24 September 2018 11:03

Congo: de plus en plus de préférence pour les écoles internationales multilingues

Une élève Une élève Photo crédit : Actualite.cd

En RDC, les parents sont de plus en plus nombreux à inscrire leurs enfants dans des écoles étrangères dont la scolarité coûte les yeux de la tête mais qui ont comme particularité le multilinguisme. Pour connaitre leurs réelles motivations quant à ce choix, le site congolais www.actualite.cd est allé à la rencontre de ces parents. Cet article est le premier d’une série de productions qui s’inscrivent dans le cadre dun dossier thématique panafricain, porté par 11 médias africains, bénéficiaires du projet NAILA de CFI. Lire plutôt l’article :

6 heures à Kinshasa. Les véhicules s’efforcent à sortir de l’embouteillage de l’avenue de l’Union africaine. Les parents sont pressés et personne ne souhaite que son enfant arrive en retard au Jewels International School of Kinshasa (JISK).

Avec 800 élèves représentant plus de 20 différentes nationalités, cet établissement se présente comme la plus multiculturelle du pays. Spécialisé dans les enseignements en anglais, l’école fondée par les indiens Najma et Ishaque Munshi s’est ouverte au français depuis 2004.

Pionnière du genre, Jewels fait des émules. Aujourd’hui, beaucoup d’autres écoles ont vu le jour avec comme ambition de proposer un programme tout aussi ouvert au monde.

 Certaines proposent même des voyages scolaires en Europe. Elles ont comme particularités le multilinguisme (français, anglais, turc, etc.), l’intégration systématique des notions d’informatique dès l’école primaire et surtout elles coûtent très chères.

« Je ne parle pas anglais. J’ai des problèmes dans mon évolution professionnelle et je ne souhaite pas que mon fils connaisse le même handicap en grandissant. Il a 7 ans cette année et je souhaite qu’il parle couramment anglais dès le bas âge. C’est vrai que je paie plu cher que dans d’autres écoles, mais je pense que ça vaut la peine », dit Christophe, 37 ans, employé d’une banque, qui vient d’accompagner le petit Eden à la Source de vie, cette autre école qui s’est spécialisée dans l’enseignement en deux langues.

 En plus de l’usage de l’anglais dans ces écoles, certaines matières qui y sont dispensées et d’autres manuels utilisés ne figurent pas forcément dans le programme national. Pour sa part, le gouvernement congolais voit plutôt d’un bon œil la plupart de ces initiatives.

 « La RDC est un grand pays avec une pression démographique énorme. Nous pensons qu’à l’ère de la mondialisation, seul le gouvernement n’arrive pas à remplir toutes ses responsabilités face à ses concitoyens qui ont des besoins qui dépassent parfois le programme ou la vision du gouvernement. Voilà pourquoi le gouvernement, comme beaucoup d’autres gouvernements, acceptent que les partenaires ouvrent leurs écoles dans notre pays. C’est également pour permettre à nos enfants d’être compétitifs et de poursuivre leurs études pour accueillir d’autres expériences ailleurs. Nous ne considérons pas cela comme une prolifération, nous pensons plutôt que ces écoles viennent à la rescousse du gouvernement. Nous pouvons encore souhaiter que beaucoup d’autres arrivent », déclare à ACTUALITE.CD Gaston Musemena, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP). Lire la suite:

 

Last modified on Tuesday, 25 September 2018 09:23

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