Saturday, 15 June 2019

A AFRIQUE

Tuesday, 13 November 2018 19:47

« Yamoussoukro » ! De la nécessité de libéraliser le ciel africain

Col. Latta Gnama, DG ANAC Col. Latta Gnama, DG ANAC

Chaque 14 novembre est célébrée sur le continent africain la journée de la libération de l’espace aérien, une activité qui découle de la décision du Yamoussoukro. Cette conclusion à laquelle sont parvenus des Chefs d’Etats Africains traînent à rentrer dans la pratique, menaçant ainsi l’ouverture de l’espace aérien en Afrique. A la veille de la célébration de cette journée, le Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), Col. Latta Gnama, a expliqué aux professionnels de médias les avantages de la décision.

Selon Col. Latta Gnama, la décision de Yamoussoukro est née de la déclaration de Yamoussoukro. « En 1988, c’était la déclaration et en 1999 c’est la décision de Yamoussoukro. Ce sont les chefs d’Etat qui se sont rencontrés et ont pris la décision qu’on soit ensemble. Avec la décision,  il a été dit de libéraliser nos espaces aériens », a-t-il fait savoir.

Cette libéralisation, souligne le Directeur général de l’ANAC, a un double avantage. « Elle permet à ce que les compagnies puissent aller là où elles veulent et transporter les gens. Le gens hésitent à libéraliser l’espace aérien et pensent qu’ils protègent leurs compagnies. Quand une compagnie vient chez vous, elle paie les taxes, des redevances ;  ce qui contribue au développement du pays », a-t-il expliqué.

Malgré que la décision de Yamoussoukro soit avantageuse, mentionne Col. Latta Gnama,  des pays continuent d'être réticents dans sa mise en œuvre. « La décision de Yamoussoukro est une décision salutaire. En 2000, lors de la 36ème réunion des Chefs d’Etat de l’OUA, la décision a été actée et il a été dit que 2 ans après, elle devait être effectif. Il y a avait eu 36 chefs d’Etats lors de la rencontre mais aujourd’hui, les gens hésitent et cela devient inquiétant. Comment pouvons-nous développer quand on sait qu’en aéronautique on a besoin de beaucoup de moyens et que l’aviation constitue l’un des secteurs prioritaire mais pas le secteur prioritaire », regrette le pilote.

A cet effet, il lance un appel à tous les Etats à rentrer dans la danse. « Il faut qu’on se mette ensemble, qu’on sait que nous devons encourager nos compagnies à coopérer, à collaborer  et c’est à travers cela que nous allons offrir beaucoup de chance aux pays, aux hommes d’affaires et développer nos différents pays économiquement », conseille-t-il

Une commémoration en grande pompe demain

Cette journée va être célébrer en grande pompe ce 14 novembre 2018, à Lomé. « Une occasion de la (la décision de Yamoussoukro ndlr) rappeler à ceux qui continuent d’hésiter de comprendre le bien fondée de la décision. Elle (la journée) consiste à sensibiliser les gens sur l’importance de la décision. Tous les partenaires sont attendus, les opérateurs économiques, les compagnies aériens, les prestataires de services et ceux qui s’occupent de la sureté et de la sécurité pour enfin voir le parcours depuis 2000 où la dernière réunion a eu lieu à Lomé. Nous allons faire le point, représenter les grandes lignes de cette décision et les textes d’applications qui sont là et ne sont pas encore adoptés par certains Etats », a indiqué le directeur général de l’ANAC.

L’occasion va être également d’inviter les compagnies aériennes à être professionnelles. « À offert de meilleurs services  et ceci doit contribuer à réduire les prix pour permettre aux gens de voyager facilement », a dit Col. Latta Gnama.

Par ailleurs, le débat se fera également autour du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA) qui n’est qu’une conséquence directe de la décision de Yamoussoukro. Retenons que le Togo a déjà libéralisé son espace aérien à travers l’adoption des textes de la décision de Yamoussoukro.

Atha Assan

Last modified on Tuesday, 13 November 2018 20:46

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