Thursday, 16 August 2018

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Tuesday, 05 June 2018 18:07

Les choses qui fâchent les enseignants chercheurs de l’Université de Lomé

Entrée principale, Université de Lomé Entrée principale, Université de Lomé

Ils sont en grève depuis ce 04 juin 2018 et ce jusqu’au samedi. Eux, ce sont les enseignants chercheurs du supérieur réunis au sein du Collectif des enseignants chercheurs de l’Université de Lomé.  Les motivations de cette grève ont été exposées, ce mardi 05 juin,par l’un des responsables de ce regroupement à nos confrères de la radio Taxi Fm .

Selon M. Anaté Hodablo, l’un des porte-parole  du collectif d’enseignants chercheurs qui a lancé le mot d’ordre de grève à  l’université de Lomé, les revendications des enseignants du supérieur tourne autour de plusieurs points. Il s’agit, informe l’universitaire, de la « la prise en compte des augmentations obtenues depuis 2011 dans le calcul des pensions des retraités,  du remboursement des cotisations faites par les enseignants chercheurs contractuels intégrés dans la fonction publique à la caisse nationale de sécurité sociale, du reliquat de l’accord de novembre 2011 et de  l’intégration systématique dans la fonction publique des enseignants inscrits sur liste d’aptitude du CAMES »

Aussi, ajoute l’Enseignant chercheur, les revendications concernent également « la mise à disposition des enseignants des moyens pour la recherche et l’élection des doyens des facultés par tous les enseignants. 

Concernant les conditions de travail, M. Anaté Hodablo souhaite qu’il y ait « une programmation d’effectif raisonnable pendant les cours et les travaux dirigés ». « Les étudiants que nous formons aujourd’hui, parmi eux, il y aura ceux qui seront nos collègues demain et il faut qu’ils soient bien formés », soutient-il. Toujours sur ce point, les enseignants du supérieur demandent  la suppression des devoirs de dimanche. « Le dimanche est un jour de repos. Psychologiquement, ce n’est pas une bonne chose qu’on soit à l’université tout le temps, il faut qu’on se repose pour être plus performant », fait-il savoir. Les enseignants réclament également des mesures de protection du personnel et de leurs biens lors des manifestations des étudiants et des garanties de dédommagements conséquents.  « Il y a quelques mois, il y a eu des tensions à l’université de Lomé où un de nos collègues a été victime et a vu sa voiture caillassée par les étudiants », rappelle le porte-parole  du collectif d’enseignants chercheurs en grève. Ces enseignants du supérieur exigent aussi, « le remboursement des soins de santé et la mise en œuvre du tiers payant pour ce qui concerne les assurances ».

Outre ces points, les enseignants dénoncent l' intervention du Service de Recherche et d’Investigation (SRI) dans la gestion des notes des examens au mépris des dispositions universitaires compétentes. « Il y a des dispositions universitaires internes. Il faut avoir épuiser tous ces recours avant d’entamer d’autres », explique M. Anaté Hodablo.

Selon M. Anaté Hodablo , c’est au total 101 enseignants chercheurs  qui se sont réunis le 25 mai dernier à l’auditorium de l’université de Lomé  pour lancer le mot d’ordre de grève. « Nous sommes obligés de rentrer en grève parce qu’il y a des promesses non tenues depuis des années notamment depuis  2011. Il y a eu quelques ententes, décisions importantes en févier 2018 où nous devons être satisfaits du moins d'une partie des revendications notamment sur le plan salarial mais cela n’a pas été fait jusqu’à présent. Nous sommes obligés de nous faire entendre », affirme l’enseignant chercheur au micro de nos confrères de la radio Taxi Fm.

Atha Assan

Last modified on Tuesday, 05 June 2018 19:57

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