Friday, 18 August 2017

I INTERVIEWS

Monday, 26 June 2017 17:10

Interview de Mathieu Agada du REP-CDH sur les évènements en cours à l'UL: « Nous sommes à l’heure de la remise en cause mutuelle en vue de sauver l’essentiel pour parachever sereinement cette année académique»

Mathieu Agada, Président du Conseil d’Administration du REP-CDH Mathieu Agada, Président du Conseil d’Administration du REP-CDH

L’Université de Lomé est encore sous les feux des projecteurs ces derniers jours pour cause de mouvement d’humeur dans le temple du savoir. Dans cette interview exclusive, l’un des leaders estudiantins, Mathieu Agada, parle entre autre de comment sauver l’essentiel de cette année universitaire qui arrive à son terme. Lire plutôt :

 

De récents évènements ont secoué l’Université de Lomé. Vous-même et votre association que nous savons très alerte n’avez pas réagi. Que devons-nous comprendre par rapport à cela ?

Bonjour et merci pour l’opportunité que vous nous offrez de sortir de notre mutisme de ces derniers jours.

Deux choses pourraient expliquer le silence dont nous avons fait preuve à ce jour. D’une part, il y a pratiquement un an que le REP-CDH a entamé une restructuration institutionnelle toujours en cours d’un point de vue global tout en sachant qu’au plan sectoriel, nous avons réussi à mettre sur pied une antenne à l’Université de Lomé qui est en règle avec les textes en vigueur. C’est d’ailleurs pour cela que je m’exprime en tant que Président d’un Conseil d’Administration et non un Président tout court comme ce fut le cas de par le passé. La prochaine étape sera la désignation d’un Directeur Exécutif. En ce moment, je pense que nous retrouverons notre promptitude d’avant sur l’énoncé de nos positions publiques par rapport à tel ou tel évènement. D’autre part, la crise actuelle sur laquelle plusieurs acteurs travaillent à l’Université de Lomé  pour un dénouement nous a paru un tout petit peu complexe d’où un nécessaire recul avant toute forme d’appréciation objective des évènements.

 

Les choses étant clarifiées, dites-nous la lecture que vous faites des évènements en cours

C’est du grand classique malgré la notion de complexité que nous avons évoqué plus haut. Nous avons un groupe d’étudiants porteur de revendications ; certaines légitimes, d’autres relevant de la surenchère, qui tenaient  des mouvements sur le campus en atteignant aux libertés de leurs camarades, des enseignants et du personnel administratif et technique. Cherchant à trouver une réponse aux débordements constatés, les autorités universitaires ont eu à requérir à la force publique régalienne. Corolaire, nous avons évolué vers l’exacerbation de la tension et parfois le sentiment partagé par l’opinion publique d’une violation du droit à l’expression de la communauté estudiantine.

 

Les autorités universitaires déclarent être arrivées à ce point à cause de l’irrégularité de l’association et de son leader qui ne serait pas inscrit à ce jour à l’Université de Lomé. Qu’en pensez-vous ?

Tout en comprenant la délicatesse qui entoure le travail qu’effectue les autorités universitaires, nous demeurons à penser au REP-CDH que nous ne sommes plus à l’étape de la polémique liée à l’inscription ou non du principal meneur des mouvements à l’ Université de Lomé, ainsi que la légalité de son association. Nous constatons simplement  que d’autres versions tendent à démontrer que ce dernier est bel et bien inscrit à l’Université de Lomé et que son association aurait démarré le processus de sa reconnaissance légale. Encore que l’intervention des forces de l’Ordre en milieu universitaire, comme d’habitude a démontré que la question de l’usage disproportionnée de la force devant de telles situations reste un des principaux défis pour tous les acteurs. Ceci étant dit, nous sommes à l’heure de la remise en cause mutuelle en vue de sauver l’essentiel pour parachever sereinement cette année académique arrivée pratiquement à terme.

 

M. AGADA, comment sauver l’essentiel ? Et en quoi consiste la remise en cause mutuelle dont vous parlez ?

Loin de nous l’idée de cautionner des délits au plan de droit et de son application, nous devons admettre qu’il est difficile de retourner à la quiétude avec des camarades étudiants en prison qui, pour poser  des revendications, ont eu à mépriser l’épuisement des recours légaux. D’où nous appelons solennellement à la relaxation  de nos deux camarades qui passeront devant le juge dans les heures à venir.

Au regard de ce qui s’est passé, la communauté universitaire et ses autorités, les autorités de la Sécurité et de la Protection Civile ainsi que le gouvernement devrions tous nous remettre en cause en vue de trouver des stratégies d’éducation à la citoyenneté et aux droits de l’homme en amont, qui réduiraient davantage l’évolution des sollicitations estudiantines vers des crises chaotiques.

Interview réalisée par Germain DOUBIDJI

Last modified on Monday, 26 June 2017 17:11

1 comment

  • Comment Link yacoubou Monday, 26 June 2017 23:07 posted by yacoubou

    Salut votre parlé ne ma pas convaincu .j'ai l'impression comme si votre association remet aussi la LTDE en cause or c'est elle seule qui nous rassure en terme de révendication du droit de l'etudiant TOGOLAIS .

Commentaire

Zone obligatoire (*).

Togotopnews, le top de l'actualité Togolaise

Tel:

00228 91 90 30 65
00228 97 15 64 47

Facebook