Tuesday, 19 June 2018

P POLITIQUE

Wednesday, 11 April 2018 16:04

Togo : Les Manifestants et leaders de la coalition étouffés, l’opposition ne compte pas lâcher

Les manifestations de la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition prévues les  11, 12 et 14 avril 2018 à Lomé et à l’intérieur du pays n’ont pas pu démarrer ce jour.  En lieu et place de manifestations, des courses poursuites ont  lieues entre forces de l’ordre et militants de l’opposition.

Très tôt le matin, les gendarmes ont bouclé les coins et les ruelles de la ville de Lomé, et surtout les  points de rassemblement des manifestants de l’opposition. A bord de leurs véhicules avec des casquettes sur la tête et matraques en mains, c’est tout un dispositif de forces de l’ordre qui ont empêché l’opposition de manifester au cours de cette première journée.

Entre dix heures et midi à Lomé et dans les villes de l’intérieur du pays entre autres Kpalimé, Sokodé et Bafilo, l’atmosphère est restée tendue. Si les forces de l’ordre ont pris le plaisir de procéder à des bastonnades et à des jets de gaz lacrymogènes pour disperser les regroupements, les militants de l’opposition de leur côté ripostent avec des pierres. 

Les militants n’ont pas été les seuls à subir la répression des gendarmes. Un convoi des leaders de l’opposition a été é également victime des jets de gaz lacrymogènes. Dans son intervention cet après-midi sur une radio locale, la Coordinatrice de la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition, Mme Brigitte Adjamagbo-Jonshon s’est exprimé sur les tirs essuyés par les leaders de l’opposition. « C’était des gendarmes qui nous ont pris en charge et ils nous ont poursuivi pendant longtemps. Ils ont visé nos véhicules, le rétroviseur gauche de ma voiture est complétement cassé mais on tient le coup. Nous sommes déterminés et nous finirons par obtenir ce que nous voulons », a relaté la coordinatrice de la Coalition de l’opposition.

Cette dernière a également indiqué qu’à l’intérieur qu’il y a également  eu des dispositifs pour réprimer les manifestants que soit à Sokodé, Bafilo et  Kpalimé.

Selon Brigitte Adjamagbo-Jonshon, la seule chose que le gouvernement doit faire pour remédier à la situation actuelle est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple. « Nous avons des revendications qui sont formulées de manière très claires. Il faut qu’il (ndlr le gouvernement) en prenne en compte. Il faut qu’il arrête de continuer à vouloir préparer de manière unilatérale les élections. Ça ne marchera plus cette recette-là. Nous ne lâcherons plus et il faut qu’il comprenne que nous devons tous aller dans le sens de l’apaisement dans l’intérêt du pays et également dans leur propre intérêt. Il faut qu’il choisisse la grande porte plutôt que la petite », a –t-elle lancé à l’endroit de pouvoir en place.

Il faut noter que le gouvernement a interdit  les trois jours de manifestations prévues par l’opposition. La raison évoquée par le gouvernement  est le  respect du règlement intérieur du dialogue inter-togolais, adopté lors de son ouverture. Une interdiction que l’opposition trouve inutile dans le mesure où le gouvernement  de son côté continue par préparer les élections.

 

Atha Assan

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