Thursday, 15 November 2018

P POLITIQUE

Wednesday, 12 September 2018 20:19

Me Dodji Apévon : « Ça suffit ! Nous ne voulons plus de démocratie de façade »

Me Dodji Apévon, Président des FDR Me Dodji Apévon, Président des FDR Photo crédit : Togoactualite.com

Le président des Forces Démocratiques pour la République (FDR), Me Dodji Apévon, appelle le peuple Togolais à être déterminé pour arracher la vraie démocratie. L’opposant, membre de la coalition des quatorze partis politiques de l’opposition, refuse une démocratie tronquée.

Selon Me Dodji Apévon, le parti au pouvoir doit montrer au peuple si le Togo est une démocratie ou une dictature. « Nous ne voulons plus de démocratie de vernie, de démocratie de façade, de démocratie au rabais. Ça suffit ! Si nous sommes en dictature qu‘ils disent que nous sommes en dictature pure et dure et le peuple se débrouillera pour mettre justement les actes de la démocratie au Togo. On ne peut pas nous faire croire qu’on est  en démocratie, en refusant d’appliquer les règles de la démocratie », affirme le  président des FDR.

Ainsi, Me Dodji Apévon indique que la lutte pour la démocratie revient au peuple. « C’est à nous peuple togolais de nous déterminer à faire en sorte qu’on puisse donner un sens à la démocratie au Togo », souligne-t-il.

Outre, le Président des FDR dit ne comprendre pas la poursuite des travaux au niveau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) malgré le fait que la feuille de route de la CEDEAO prévoit le renforcement de la CENI et la réforme du cadre électoral. « Ce qu’on est en train de faire c’est comme on met la charrue devant les bœufs », remarque Me Apévon.  

Cette question de la CENI, souligne l’opposan, est soulevée par la coalition de manière fondamentale au comité de suivi de la CEDEAO. « La CENI qui est en train d’œuvrer, nous ne la reconnaissons pas. Que cette CENI arrête ces travaux parce qu’on ne peut pas être en crise et que le camp d’en face, l’un des protagonistes, met une institution en place qui organise les élections au détriment de l’autre camp », a dit la Coalition aux envoyés des Facilitateurs.

Ce problème, poursuit l’Avocat, a été posé le 19 février par le président Nana Akufo-Addo qui a dit à la majorité d’arrêter le processus : « Ce que vous faites-là n’a pas de sens. C’est à la fin de la crise qu’on met les institutions en place pour organiser les élections ».

Élection consensuelle pour une sortie de crise au Togo

Selon Me Dodji Apévon, organiser les élections de manière consensuelle est une question de bon sens et permettra de régler de façon définitive la crise.  « Si nos frères de la majorité veulent véritablement le règlement de la crise au Togo, l’apaisement au Togo, qu’ils arrêtent ce qu’ils sont en train de faire là pour que nous puissions, après avoir régler les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, mettre de manière consensuelle la CENI en place », conseille l’opposant.

Par ailleurs, Me Dodji Apévon souligne que la feuille de route de la CEDEAO dit que tout doit se faire de manière consensuelle.

En effet, Me Dodji Apévon s’exprimait au cours d’une conférence de presse organisée par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition le 12 septembre 2018, à Lomé. Une rencontre au cours de laquelle le regroupement politique projette de nouvelles manifestations de rue si les la CEDEAO ne fait pas pression pour arrêter les travaux de la CENI actuelle.

Atha Assan

 

 

Last modified on Wednesday, 12 September 2018 22:22

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