Tuesday, 11 December 2018

P POLITIQUE

Thursday, 22 November 2018 15:46

Me Isabelle Améganvi : « Se retirer des travaux en commission est un droit »

Me Isabelle Améganvi avec des députés de l'opposition Me Isabelle Améganvi avec des députés de l'opposition

La Vice-présidente du groupe parlementaire ANC, Me Isabelle Améganvi était présente ce jeudi à la conférence de presse des députés de l’opposition. Elle a expliqué aux professionnels des médias les raisons pour lesquelles les députés de l’opposition ont quitté l’Assemblée le mercredi.

Selon Me Isabelle Améganvi, se retirer des travaux en commission ou de la  plénière est un droit connu en matière parlementaire. « Lorsque vous n’êtes pas d’accord avec une situation, vous avez la possibilité de vous opposer, de vous retirer et ce n’est pas la première fois que nous le faisons », a-t-elle expliqué.

Ainsi, poursuit-t-elle, lorsque vous assistez à des coups de force qui ne sont pas acceptés en matière parlementaire, votre droit c’est de ne pas être complice de cela. «  Le droit,  c’est de quitter et de laisser ceux qui prennent sur eux de commettre des coups de force de le faire tout seul. C’est ce que nous avons fait, se retirer de la commission des lois en ce qui concerne l’étude du projet de loi de révision constitutionnelle unilatéralement envoyé par le gouvernement en marge des recommandations de la feuille de route de la CEDEAO », fait comprendre la Vice-présidente du groupe parlementaire ANC.

Les députés de l’opposition ne sont pas d’accord avec le gouvernement

A la question des journalistes de savoir pourquoi les députés de l’opposition n’ont-ils pas restés à l’Assemblée pour proposer des amendements au texte du gouvernement, Me Isabelle Améganvi répond : « Comment voulez-vous qu’on réchauffe le plat et qu’on nous le propose de la manière. L’expert de la CEDEAO nous a rencontrés ainsi que la partie adverse. Tout le monde a exprimé sa position. Et c’est après cette concertation contradictoire que l’expert a proposé ce rapport et l’avant-projet que la CEDEAO a transmis à chacune des parties. Comment pouvons-nous accepter qu’après tout cela une des parties au dialogue qui est la partie gouvernementale s’arroge le droit de proposer un texte qui lui agrée alors que nous étions les protagonistes de la crise et que l’arbitre, la CEDEAO, a sifflé et a proposé un texte ».

Voilà pourquoi, poursuite-elle,  nous ne voulons pas qu’on nous embarque. « Nous savons quelque chose, c’est que dans la procédure diligentée par la CEDEAO, c’est l’avant-projet qui devait être transmis au gouvernement et que le texte devait être transmis par ce dernier à l’Assemblée nationale », a souligné la présidente du groupe parlementaire ANC.

Pour sa part, Prof Aimé Gogué, député, président de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), rappelle que gouvernement a déjà fait deux projets de loi portant révision constitutionnelle. « L’opposition aussi en a fait deux, on n’arrivait pas à s’entendre. La CEDEAO est intervenu pour nous apporter appui et nous aider à  trouver une solution donc pour nous le texte qui doit être introduit, c’est le texte de la CEDEAO qui doit permettre de trouver un consensus », a-t-il dit.

Faut-il le souligner, les députés après avoir expliqué le scénario qui a eu lieu à l’Assemblée nationale le mercredi, appellent le peuple à prendre ses responsabilités.

Atha Assan

Last modified on Thursday, 22 November 2018 16:22

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