Thursday, 19 September 2019

P POLITIQUE

Friday, 23 August 2019 13:10

« C’est un grand recul », Koffi Kounté sur la modification de la loi ‘’Bodjona’’

Des gendarmes en train d'encadrer une manifestation publique au Togo Des gendarmes en train d'encadrer une manifestation publique au Togo

Les réactions n’en finissent pas au lendemain de la modification de la loi sur les manifestations publiques au Togo surnommée « loi Bodjona ». L’une des dernières en date c’est celle de l’ancien président de la Commission Nationale des droits de l’Homme, M. Koffi Kounté qui trouve scandaleux cette révision.

L'Assemblée nationale togolaise a adopté mercredi le 7 août 2019 une nouvelle loi qui restreint la liberté de manifestation au Togo. Selon le gouvernement notamment le ministre Payadowa Boubpessi de l’administration territoriale, la modification intervient pour des raisons de "sécurité".  De son côté,  M. Koffi Kounté, intervenant sur la radio Kanal K en Suisse sur le sujet, fait savoir que « c’est un grand recul » pour le Togo en matière des Droits de l’Homme.  

« C’est scandaleux ! Le ministre à sembler argumenter autour de la question de sécurité. Mais non, comprenons-nous bien. La liberté de manifestation est un droit fondamental. C’est un droit consacré par notre constitution. Donc, en cela, il ne saurait y avoir de restriction à ce sujet et, nulle autorité ne peut aller à l’encontre. Maintenant, dans le cadre de l’encadrement, les forces de sécurité, chargées du maintien de l’ordre, doivent pouvoir être à la hauteur de leurs missions. Distinguer entre manifestants et casseurs. On ne peut pas dire que, parce qu’à chaque fois qu’il y a des manifestations, il y a des intrus qui s’infiltrent dans le groupe pour casser, donc tirer argument de cela pour restreindre l’expression démocratique », fait remarquer Koffi Kounté.

Le défenseur des Droits de l’Homme soutient sa thèse en rappelant le contexte dans lequel fut votée la « loi Bodjona ». « Parce qu’effectivement, la constitution togolaise prévoit la liberté de manifestations, mais il n’y avait pas de loi organique pour organiser la tenue de ces manifestations-là. Nous avons dû batailler, plaider pour que finalement le gouvernement accepte de faire voter une loi sur les manifestations publiques. Aujourd’hui, nous sommes très déçus de voir que de 2011 à 2019, soit 08 ans après, on vienne réduire l’espace démocratique par la révision apportée à cette loi. C’est quand-même ignoble d’agir de la manière dont les parlementaires l’ont fait la dernière fois », a-t-il renchéri.

Pour rappel,  Koffi Kounté, magistrat togolais, est en exil en France depuis  2012 après avoir dénoncé la falsification d’un rapport de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ; organisation qu’il présidait à l’époque.

Atha ASSAN

Last modified on Friday, 23 August 2019 13:30

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