Thursday, 23 November 2017

P POLITIQUE

Thursday, 26 October 2017 19:11

Tribune de Olivier KOUTA / Opposition togolaise : déjà des embrouilles !

Face à un pouvoir calme qui pose les pas avec précision, l’opposition togolaise ne semble pas aussi sereine que l’on peut le croire surtout au moment où le référendum semble proche la Commission  électorale nationale s’installe, la communauté internationale appelle au dialogue.

C’est elle qui a engagé la guerre de populisme doublée de celle qui se fait sur les réseaux sociaux et sur Whatshap. Logiquement c’est elle qui devrait demander le référendum. Mais elle ne semble du tout pas être prête à cela, du fait des conflits d’intérêt et de leadership qui la minent. C’est l’heure des embrouilles.  

 Il suffit d’observer l’accueil réservé lors des manifestations publiques aux leaders de l’opposition notamment Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam, et l’on comprend qu’il y a deux capitaines dans le bateaux de l’opposition togolaise.

Si le premier, Chef de fil de l’opposition semble être bousculé par le second Tikpi Atchadam , chef de la mobilisation populaire, nouveau venu sur la scène politique togolaise, c’est avec un œil vigilant qu’ils se surveillent l’un et l’autre.

Souvent assis, l’un à côté de l’autre, pieds croisés, on se demande à qui revient la prééminence ? Pour se faire un peu poli, Atchadam appelle Jean-Pierre Fabre grand frère, mais le fait qu’il soit souvent mieux acclamé que lui, n’est pas sans susciter la méfiance et la jalousie de Jean-Pie et ses lieutenants.

Pendant ce temps, les autres leaders ont chacun sa préférence, savent à qui faire confiance, et perçoivent venir de loin la guerre de leadership qui va les emporter tous. Comme à l’accoutumée. On smatche Tikpi Atachadam d’avoir fait appel à la France.

A l’heure où chacun parle du dialogue, et en attendant que le pouvoir en place en accepte le principe, il se dessine en filigrane cette guerre de leadership qui profil à l’horizon.

Cela fait quand même trois mois que nous sommes en train de subir la nouvelle donne qu’Atchadam a apportée depuis le 19 août 2017. Il va falloir que notre président reprenne les commandes et conduit la délégation de la coalition de l’opposition au dialogue, avoue un militant de l’Alliance National pour le Changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre. Pour certain membres de la coalition, c’est le leader du Parti National panafricain (PNP) Tikpi Atchadam qui incarne la nouvelle dynamique. Il lui revient de porter le flambeau.

Pourquoi s’en prendre aux facilitateurs ?

Ce manque de sérénité  semble semer du cafouillage dans les rangs de l’opposition, au point où ses leaders perdent les pédales. Face à un adversaire ostentatoirement serein, qui se montre déterminé à donner la parole au peuple souverain, l’opposition s’embrouille  avec l’opinion internationale, notamment l’OIF, l’ONU et la CEDEAO qui appellent au dialogue.  L’opposition dite « Forces démocratiques » critique maladroitement comme toujours les points de vue des acteurs Aimé Gogué de l’ADDI s’en prend au président ivoirien, Alassane Ouattara qui disait que : « Il faut des négociations qui doivent aboutir à la modification constitutionnelle qui a été engagée par le gouvernement Togolais ». Pour le candidat malheureux du parti ADDI à la présidentielle d’avril 2015, cette proposition du président ivoirien est un « diktat ». Une autre manière de dire non au dialogue, et de continuer à amener le peuple à une résistance incongrue face aux forces légales de l’Etat Togolais. Ce manque d’égard pour les institutions internationales est aussi une preuve d’irresponsabilité, de la part de l’opposition que ne saurait cautionner la communauté internationale.

On sait que l’opposition a toujours voulu gagner le soutien de la communauté internationale, mais par des alibis alambiqués et des arguments confus et tordus. Mais la communauté internationale ne saurait prendre parti. Depuis toujours, la communauté internationale a une position tranchée, parce qu’elle se base sur des informations fiables et pertinentes. Si elle demande que le gouvernement fixe le plus vite possible le calendrier du référendum, c’est qu’elle a des informations et cette décision est de loin la meilleure pour le pays. Laisser le choix au peuple de s’exprimer sur son destin politique. 

Le dialogue vivement souhaité par la communauté internationale et auquel le gouvernement reste largement ouvert, n’aura sans doute le mérite de renchérir le texte mis en projet pour le référendum par le gouvernement  avec des dispositions qui garantissent davantage la stabilité sociopolitique du Togo.

L’appel continu des leaders de l’opposition « Forces démocratiques » malgré les scènes de violences notées ici et là dans le pays montre à suffisance que cette opposition a un plan caché : mobiliser leurs manifestants pour rendre ingouvernable ou déstabiliser le pays. Le danger : ouvrir le pays aux attaques terroristes Et selon des indiscrétions de puissants réseaux mafieux seraient tapis dans l’ombre pour attendant le son de cloche des hostilités pour en profiter...comme quoi, à qui profite le crime ?

 

Olivier KOUTA

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