Thursday, 23 November 2017

P POLITIQUE

Monday, 13 November 2017 14:37

Tribune de Olivier KOUTA/ Togo : L'opposition avec sa volonté ineffable de paralyser économiquement le pays…

Les populations s’indignent… Judith toujours au lit, et très pensive. Alors qu'il sonne 8h, heure locale. Elle qui avait l'habitude d'être bien matinale, passe assez de temps au lit depuis des semaines. Elle devient oisive à petit feu. Ces business tournent au ralenti. 

Depuis le début de la contestation politique au  Togo,  Judith, jeune entrepreneur, responsable d'une société de location de voitures, n'a plus de clients. « Les Touristes ou hommes d'affaires, ma principale clientèle..ils m’appellent directement au téléphone et me disent que le Togo fait peur et que la paix est menacée ; qu’ils sont obligés de reporter leurs voyages ou d’aller ailleurs », nous confie, la jeune dame très déçue. Judith en difficultés financières. Elle n'est  pas la seule dans le cas. Un petit tour dans la capitale Togolaise, Lomé. L’indignation reste la même.  Les hôtels  qui logent ces touristes se retrouvent aussi presque sans clients. Les chiffres d'affaires baissent considérablement. Des Étrangers fuient le Togo. Les touristes,  les hommes d'affaires,  les investisseurs préfèrent les pays voisins au Togo. Populations, opérateurs économiques s’offusquent d’une situation de crise politique qu’exploitent les leaders de l’opposition pour immobiliser économiquement le pays.

Une chose est sûre,  le sommet Afrique-Israël est reporté,  la rencontre Francophonie qui devrait se dérouler au Togo se tiendra dans un autre pays. Ces deux rencontres qui devraient engendrer des millions de dollars au pays en créant  des emplois temporaires et en faisant augmenter les chiffres d'affaires des hôtels,  restaurants,  société de télé-taxi, marchés et autres ont écarté le Togo de leurs chemins..  Des milliards de FCFA partis en fumée…

Le FMI avertit…

Les lourdes conséquences de cet immobilisme économique dans lequel tente  les leaders de la Coalition 14 de plonger le pays, inquiétaient il y a quelques semaines une délégation du Fonds monétaire international, (FMI) en mission au Togo dans le cadre de la revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit. L’institution a expliqué  que la crise pourrait avoir des impacts sur les performances macroéconomiques du pays.
D'après le communiqué de la mission conduite par Ivohasina Razafimahefa, l'économie togolaise pourrait faire face à des risques malgré «les perspectives à moyen terme globalement positives». Cependant, précise le FMI, «les tensions, si elles persistaient, pourraient entamer la confiance des consommateurs et des investisseurs et, par conséquent, avoir une incidence sur les performances macroéconomiques».
Déjà, confie Ivohasina Razafimahefa, «le taux de croissance économique en fin d'année devrait se situer légèrement en deçà de 5%», alors que le taux d'inflation nominal en glissement annuel se situait  à -2,5% en juillet 2017, sous l'influence de la baisse des prix des denrées alimentaires.
L'institution s'attendait toutefois à une croissance de 5,1% pour le pays, portée par la hausse attendue de la productivité, laquelle est «favorisée par la modernisation récente des infrastructures et par les financements extérieurs obtenus à des conditions favorables».

 Le Gouvernement Togolais ne cesse de travailler à reformer son économie selon les normes internationales en vue d’attirer davantage les investisseurs étrangers, et aboutir à l’émergence tant souhaitée pour le Togo.

La preuve : le FMI s'est félicité des avancées réalisées dans le cadre des réformes recommandées par l'institution financière. «Le programme économique du pays est globalement sur la bonne voie, avec l'ensemble des critères de réalisation quantitatifs réalisés et les réformes structurelles continuant de faire l'objet d'une mise en œuvre progressive. En particulier, les financements non orthodoxes de l'investissement public, qui avaient conduit à une accumulation rapide de la dette ces dernières années, ont été arrêtés », indique le FMI.

Mais malheureusement, l’opposition se donne pour ambition machiavélique de détruire tous ces efforts.


Arrêtez le vacarme…

C’est triste ! Cette opposition qui accuse souvent le Pouvoir de mal gérer le pays,  contribue depuis plus de  2 mois à faire perdre des milliards au Togo.  

Pendant les manifestations,  des boutiques se ferment de gré ou de force.  Les marchés se vident ;  ceux qui se donnent à de petits boulots à revenu journalier tirent le diable par la queue. L'économie tourne au ralenti.  Les entrepreneurs affichent mine grise. Les grands pôles économiques du pays sont pris en otage chaque semaine par les manifestants de l’opposition qui souvent se livrent à des actes de vandalisme et de violences.  Les populations sont fatiguées de subir cette dictature de la rue et crient le haro. Au grand marché de Lomé, les femmes perdent leurs sourires à l’annonce des marches de l’opposition. Elles sont souvent délogées par des activistes de la Coalition 14 Elles aux jours des marches. « Ils nous menacent ou intimident parfois, en nous disant si vous venez au marché pour vendre et que quelque chose vous arrive, ça fait votre problème », nous révèle Eva et sa camarade Nadougan, revendeuses de poissons frais à Atikpodji. L’autre calvaire, ces femmes sont enquiquinées par les institutions de micro-finances où elles ont contracté des prêts pour renforcer leurs commerces.

Mais cela n’inquiète nullement l’opposition Togolaise pour qui aucun sacrifice n’est grand, s’il s’agit de conquérir le pouvoir.

« Si parmi ces opposants,  il y avait des hommes d'affaires,  ils ne toléreraient aucune manif en semaine.. Ils verraient leurs entreprises en difficultés.  Le drame,  c'est que la plupart des opposants Togolais sont sans emplois et sont déjà dans la classe du 3eme âge  Ils n'ont plus rien à perdre. Et ils ne pensent pas du tout objectivement à l'avenir du pays », fait observer un analyste politique Béninois. 

Des faits comme leurs manifestations perturbent le déroulement des cours dans les écoles et universités conforte cette analyse. Plusieurs élèves et étudiants se casent chez eux les jours de marches politiques. Les écoles se vident.  Ce qui impactera négativement sans doute  les résultats de fin d'année. 

Certaines organisations de la société civile pensent que la décision du gouvernement d’interdire les manifestations de rue reste la solution objective et réaliste pour éviter  de voir la situation économique se détériorer davantage au Togo. Pour ces associations, ce n’était pas une mesure antidémocratique mais elle protège plutôt les citoyens dans tous les sens. Elles invitent d’une part  le Gouvernement à remettre l’interdiction à jour, et d’autre part les organisateurs des marches à privilégier les week-ends pour les manifestations si vraiment, ils aiment le peuple Togolais et souhaitent son développement.

 

Olivier KOUTA

 

 

 

Last modified on Monday, 13 November 2017 16:06

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