Sunday, 21 October 2018

P POLITIQUE

Tuesday, 16 January 2018 15:51

Gilbert Bawara : « Les fédérations des syndicats ont des agendas et des objectifs qui nous dépassent »

Le début de la rentrée scolaire 2017-2018 a  été très mouvementé dans le secteur de l’éducation au Togo, notamment pour ce qui concerne l’enseignement primaire et secondaire. Interrogé ce mardi 16 janvier sur une radio locale, le Ministre de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative affirme que les agendas et objectifs des fédérations de syndicats dépassent le gouvernement.

Selon le Ministre Gilbert Bawara, les responsables des syndicats de l’enseignement revendiquent ce que le gouvernement a déjà fait. «  Ils (les syndicats) ont des agendas et des objectifs qui nous dépassent. Ces responsables des syndicats, qu’il s’agit de M. Atsou Atcha et des autres, ont participé aux discussions à la SAZOF ; mais cela ne les a pas empêché dans un esprit de populisme et de surenchère de mettre encore sur une plateforme revendicative justifiable, les sujets dont-ils savaient qu’ils ont été traités de fond en comble lors des discussions », a indiqué le Ministre de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative.

Par rapport à la question de la copie du statut particulier des enseignants, que réclament tant la Coordination des  syndicats de l’enseignement du Togo, le Ministre Gilbert Bawara a fait savoir qu’ aucune démarche n’avait été effectuée, en ce sens, auprès des autorités pour l’ obtenir  avant que cela ne fasse l’objet d’une justification de grève par la fédération des syndicats.

 A cela, le Ministre a ajouté que le gouvernement s’étonne que dans les revendications qui ont justifié les grèves, on parlait de l’intégration des indemnisations forfaitaire de vingt mille franc (20 000f), de la question des mille quarante cinq (1045) enseignants et de la convention appelée à régler et à régir les relations entre les Eglises et l’Etat en matière d’enseignement confessionnel. « Lorsque nous avons travaillé en mars puis en octobre concernant les statuts particulier et les préoccupations du secteur de l’éducation, les trois (3) questions avaient été abordées. Le jour où nous avons clôturé l’atelier en octobre, les responsables de l’enseignement confessionnel ont exprimé leur gratitude au gouvernement pour l’engagement qui a été pris de travailler en vue de l’intégration de l’indemnité forfaitaire de 20000f dans le traitement de base des mille huit cent quatre vingt dix huit (1898) enseignants du confessionnel, qui émargent sur le budget de l’Etat et qui sont traités directement par le budget de l’Etat », a expliqué Gilbert Bawara.

Par conséquent, le Ministre ne comprend pas pourquoi les fédérations n’ont jamais fait une seule démarche  auprès du gouvernement et  des responsables de l’enseignement protestant et catholique pour « s’assurer de l’évolution de la question de l’intégration des indemnités forfaitaire de 20000f, de la  question des 1045 enseignants, du processus d’élaboration et de l’évolution de la Convention. «  Ils ont également inscrits les trois sujets comme des questions justifiant la grève », a regretté le ministre.

Il faut noter qu’en fin de semaine dernière, le 11 janvier, le Premier Ministre a rencontré les centrales syndicales, les partenaires techniques et financiers du monde éducatif ; où il a annoncé l’ouverture d’un nouveau cadre pour plancher de nouveau sur les problèmes qui minent le monde éducatif togolais.

Sur cet aspect, Gilbert Bawara a indiqué que le gouvernement, les employeurs et les responsables syndicales ont un réel profit de continuer le dialogue et la concertation. « On écoute les uns et les autres. Et c’est dans cette optique que le gouvernement veut poursuivre les discussions aves les responsables des fédérations des enseignants et tous les autres acteurs », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le Ministre de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative a également indiqué, dans ses interventions, que lorsque les fédérations sont capables d’inscrire dans leur plateforme revendicative des sujets qui sont déjà traités, sans avoir même la moindre préoccupation de s’informer d’avance, quand on ramasse n’importe quelle revendication pour remplir la plateforme revendicative cela veut dire qu’il faut aller vers une approche globale. « Tous les problèmes du secteur éducatif doivent être abordés de manière globale pour rechercher des solutions d’ensemble et qui permettent de promouvoir la tranquillité et la sérénité dans ce secteur de manière durable », a précisé Gilbert Bawara.

 

Atha Assan

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