Sunday, 15 December 2019

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Monday, 07 January 2019 11:04

5 choses à savoir sur la Fièvre de Lassa

5 choses à savoir sur la Fièvre de Lassa Photo crédit : VOA Afrique

La fièvre de Lassa est endémique au Bénin (où elle a été diagnostiquée pour la première fois en novembre 2014), en Guinée, au Ghana (diagnostiquée pour la première fois en octobre 2011), au Libéria, au Mali (diagnostiquée pour la première fois en février 2009), en Sierra Leone et au Nigéria, mais elle est sans doute présente aussi dans d’autres pays d’Afrique occidentale.

Un premier cas de la fièvre hémorragique à virus de Lassa a été identifié le 4 janvier 2019 chez un citoyen togolais revenu du Nigeria où il a résidé depuis plus d’un an, a renseigné le ministre de la santé et de la protection sociale à travers un communiqué. Découvrez ici les symptômes, les modes de transmission, les traitements et les moyens de prévention du virus de Lassa.

1-       Symptômes de la fièvre de Lassa

La durée d’incubation varie de 2 à 21 jours. Quand la maladie est symptomatique, informe l’OMS sur son site, le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. « Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales », fait savoir l’Organisation mondiale pour la santé.

Dans les cas graves, souligne-t-elle « un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Une protéinurie est possible. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu'au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d'entre eux recouvrent en partie l'ouïe au bout d'un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence ».

Dans les cas mortels, ajoute l’OMS, « le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et/ou du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre ».

2-       Transmission

L’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Selon l’OMS, le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. « Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée », renseigne-t-elle.

La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. « Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys , surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés s’ils soignent des patients atteints par la fièvre de Lassa porteurs du virus sans appliquer les techniques de soins protégés de bonnes techniques de soins ni les bonnes mesures de lutte contre l'infection », écrit l’OMS sur son site.

3-       Diagnostic

Comme les symptômes de la fièvre de Lassa sont très variables et peu spécifiques, le diagnostic clinique est souvent difficile, surtout aux premiers stades de la maladie. « Il est difficile de distinguer la fièvre de Lassa d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, et de beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune », souligne l’OMS.

Le diagnostic de certitude, précise-t-elle, exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires de référence.

4-       Traitement et vaccins

Le traitement antiviral à la ribavirine semble efficace s'il est administré au début de l'évolution clinique. « Rien ne permet d'affirmer que ce médicament a une quelconque utilité en prophylaxie post-exposition. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa », lit-on sur le site de l’OMS.

5-       Prévention et lutte anti-infectieuse

La prévention de la fièvre de Lassa passe par la promotion d'une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations.

Ainsi, le ministre de la Santé du Togo, professeur Moustafa Mijiyawa exhorte les populations à observer les règles d’hygiènes notamment « la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci ».

D’après le ministère, la fièvre hémorragique à virus de Lassa est guérissable si le patient est pris en charge à temps.

La Rédaction

 

 

Last modified on Monday, 07 January 2019 11:18

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