Tuesday, 11 December 2018

S SOCIETE

Thursday, 29 November 2018 07:16

Le HCRRUN indemnise conformément au quantum fixé par la CVJR

Des membres du HCRRUN avec au milieu la présidente Des membres du HCRRUN avec au milieu la présidente Photo crédit : HCRRUN

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité nationale (HCRRUN) a démarré mardi 27 novembre 2018 à Lomé, la deuxième étape de la mise en œuvre du volet indemnisation des victimes vulnérables.  A part la prise en charge médicale et psychologique, les victimes vont être indemnisées conformément au quantum fixé par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR).

Cette opération qui prend en charge 438 victimes bénéficie d’un montant de 5 milliards de fCFA. « 50% de ces fonds sont déjà dans les comptes du HCRRUN. La prise en charge est très délicate et très minutieuse. Contrairement à la première étape où nous avons 9 à 12 pathologies, aujourd’hui nous en avons 15. Dans la base de données vous voyez chaque victime avec les pathologies », renseigne Awa Nana Daboya, présidente du HCRRUN.

Selon la présidente du HCRRUN, à Lomé, les opérations du HCRRUN qui démarrent vont durer jusqu’à l’épuisement des 438 victimes. « Nous avions annoncé 444 victimes mais lorsque nous avons procédé à l’appel, on a enregistré quelques décès. Leurs ayant droit ne feront que venir prendre uniquement l’indemnisation », a-t-elle expliqué.

Sur les 444 victimes vulnérables recensées, 55 provenant de la commune de Lomé et de ses environs sont attendues du 27 au 30 novembre 2018 au siège du HCRRUN à Lomé.

Qui sont-elles les victimes vulnérables ?

Le HCRRUN maintient la priorité aux victimes vulnérables. Elles sont, selon Awa Nana Daboya, celles qui portent des séquelles physiques et nécessitant une prise en charge médicale et psychologique. « Elles avoisinent, suivant la base de données de la CVJR environ 444 victimes vulnérables dont 123 victimes pour la période 1958-1989, 268 pour la période 1990-2004 et le reste concerne les victimes de 2005, celles-ci n’ayant pas été retrouvées au cours de la première étape », a souligné la présidente du HCRRUN.

Cette nouvelle étape,  souhaite Awa Nana-Daboya, permettra de panser de nouvelles plaies et participer à la guérison des déchirures sociopolitiques qui n’ont que trop gangréné le vivre ensemble au Togo. « J’étais au péage d’Aného  au moment de la mort du président Eyadema, les manifestants sont venus et ils ont brûlé toute ma maison. Je n’ai rien récupéré », confie une victime de 2005 à la presse. De son côté, une autre victime de janvier 1994 fait savoir qu’il a encore les séquelles de balles dans le corps. « On peut pardonner mais on ne peut jamais oublier », dit-elle à la presse.

En effet, c’est au total 22.415 victimes qui ont été identifiées par la CVJR sur la période de 1958 à 2005. Pour le compte de la première étape de réparation, 2.510 victimes ont été servies avec un taux de satisfaction évalué à 96, 87 %.

Atha Assan

Last modified on Thursday, 29 November 2018 07:23

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Togotopnews, le top de l'actualité Togolaise

Tel:

00228 91 90 30 65
00228 97 15 64 47

Facebook