Thursday, 19 September 2019

S SOCIETE

Wednesday, 21 August 2019 14:18

Les normaliens ont faim, leurs femmes menacent de quitter

Un sit-in spontané  ce 20 Août  au cabinet du ministère en charge de la fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative à Lomé. Et pour cause,  les enseignants de la promotion 2017-2018 issus des Ecoles Normales des  Instituteurs (ENI) déployés sur le terrain réclament leurs dus. 11 mois sans salaires, ils haussent le ton, ventre affamé. Leurs femmes menacent même de les quitter.

Le quotidien n’est pas du tout facile pour ces instituteurs qui se sont sacrifié pour enseigner pendant 11 longs mois, sans avoir rien perçu. Loyers impayés, problèmes de santé, difficultés à trouver de quoi nourrir leur famille, ils sont fatigués. Leurs femmes n’en peuvent plus.

 

« Nous avons faim, nos femmes menacent de partir. Quand on veut sortir,  elles nous regardent et demandent  tonton qu’est-ce qu’on va manger ? », relève un enseignant.

Et à  un autre de préciser : «  depuis la rentrée, nous sommes données corps et âmes pour enseigner.  Actuellement, j’ai des problèmes avec mon maisonier. J’ai trois mois d’arriérés de loyers. Et si je ne paie pas le mois prochain, il va me renvoyer ». « Trop c’est trop. On ne peut plus travailler dans ces conditions» déplore-t-il.

Selon ces instituteurs, un des leurs est récemment décédé, suite à une crise d’asthme qu’il pouvait traiter s’il avait des moyens.

 Le ministre de tutelle Gilbert  Bawara étant absent hier, c’est son Directeur de cabinet qui  les a reçus. Mains ils sont loin d’être satisfaits.

« Quand on a croisé le Directeur de cabinet, c’est encore des promesses comme ils ont l’habitude de le faire. Il nous a dit que le ministre lui avait donné des consignes de nous dire que la semaine prochaine, il va nous rencontrer.  Nous ne sommes pas satisfaits. Tout ce que nous voulons, ce sont les salaires ou rien » a indiqué leur porte-parole au sortir de la rencontre.

Outre les questions de salaire, d’autres revendications des enseignants  sont la publication du reste des nominations et l’accélération du processus qui permettra leur titularisation.

Si d’ici la rentrée, l’autorité ne règle pas le problème, ils comptent boycotter les cours.« Pas de salaire, pas de rentrée », c’est le mot d’ordre.

Hélène Doubidji

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