Wednesday, 23 October 2019

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Friday, 20 September 2019 13:51

« Ce n’est pas normal », Yark dénonce les rackets des agents de police

Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile

On les croise souvent aux grands carrefours et à des points stratégiques de la ville.  Des agents de sécurité qui rackettent les citoyens pour une raison ou une autre. Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Gal. Yark Damehame invite les populations à dénoncer ces pratiques des forces de sécurité.

La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), dans le cadre de sa campagne de sensibilisation, a rencontré les forces de l’ordre et de sécurité cette semaine. L’occasion a été pour le ministre de la sécurité et de la protection civile  de dénoncer les rackets dans les rangs des forces de sécurité.

Le phénomène de la corruption, souligne Yark Damehame, n’épargne aucune corporation. « On reproche souvent aux agents des forces de sécurité le racket. Ce n’est pas une fatalité. Nous avons demandé à nos collaborateurs de faire beaucoup attention. On peut s’en passer du moment où on a son salaire à la fin du mois. Il n’y a pas de raison de demander à un concitoyen qui est en infraction ou qui demande un service de donner quelque chose avant  d’être servi. Ce n’est pas normal », a-t-il dénoncé.

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Tout en encourageant la HAPLUCIA dans son action de sensibilisation, le ministre de la sécurité et de la protection civile propose d’aller au-delà de la sensibilisation. « Il va falloir passer à l’étape de la répression », conseille-t-il avant de rappeler le numéro vert mis à la disposition des citoyens par son ministère à cet effet. « Pour lutter contre la corruption, le racket et l’insécurité, nous avons mis en place il y a de cela un mois le numéro 1014. Lorsque vous faites l’objet d’un racket, d’un acte de corruption, appelez et donnez votre position. Nous exigeons de nos éléments qu’ils portent sur eux la bande patronymique avec le numéro matricule. Cela permet à la hiérarchie de les retrouver et de prendre les mesures qui s’imposent. Je demande à tous nos concitoyens qui sont victimes de ces genres de comportements de ne pas se taire », a lancé Yark Damehame.

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Par ailleurs, Essohana Wiyao, président de la HAPLUCIA, fait savoir que la police est un partenaire technique dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Nous avons reçu comme mission de lutter contre la criminalité  économique et financière. La police est un partenaire de taille. Pour lutter efficacement, il faut qu’eux-mêmes (les agents de police) soient propres et intègres.», a-t-il souligné.

Atha ASSAN

Last modified on Friday, 20 September 2019 14:11

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