Tuesday, 17 October 2017

S SOCIETE

Tuesday, 15 August 2017 11:51

Libre circulation des personnes et des biens : Une étude du GF2D révèle des pratiques anormales

Le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) en partenariat avec l’Organisation Internationale des Migrations (OIM)  a organisé ce 14 août, à Lomé, une rencontre de validation de l’étude sur les « Pratiques anormales » empêchant la mise en œuvre effective du protocole sur la libre circulation des personnes et des biens aux postes frontaliers Togo-Bénin, Togo-Ghana et Togo-Burkina Faso.

Cette rencontre a permis de présenter, d’analyser  les résultats de l’étude et apporter des contributions pour sa validation.

Selon la Secrétaire Générale du Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D), Mme Michèle Noussoessi Aguey, plus de trente (30) ans après l’adoption du Protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des  biens, on constate la non effectivité de ce protocole. « L’étude menée au niveau des frontières du Togo a révélé des pratiques anormales.  Les citoyens communautaires continuent de rencontrer des difficultés, entre autres des extorsions de fonds, saisies de marchandises, prélèvements illicites, rackets systématiques, retards dans le transport des marchandises, », a fait savoir la Secrétaire Générale du GF2D.

Face à cette situation, l’étude recommande la vulgarisation des textes du Protocole communautaire, la nécessité pour chaque citoyen de se doter d’une pièce d’identité et l’importance pour le Togo d’adopter la carte d’identité nationale biométrique de la CEDEAO. « La majorité de nos populations et surtout les femmes ne maîtrisent pas les contenus de ces textes et méconnaissent leur droit et devoir. Les Etats doivent améliorer le système d’Etat civil pour réduire le délai d’établissement des pièces d’entités. Nous espérons également que le Togo emboite le pas du Sénégal pour aller vers la carte biométrique », a indiqué Mme Michèle Noussoessi Aguey.

Présent à la rencontre, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Col. Yark Damehame a fait savoir que le gouvernement togolais fait déjà des efforts pour renverser la tendance. « A Aflao, Cinkassé et Sanvee kondji,  nous avons réduit les postes de contrôles, ce qui n’était pas le cas avant où chaque service a son poste et l’usager subit les pratiques anormales, les tracasseries à chaque fois. Maintenant chacun sait ce qu’il cherche à la frontière, le travail qui lui est réellement confié. Les services  de contrôle sont  mis ensemble pour limiter les innombrables postes de contrôle », a expliqué le ministre de la sécurité.

Par ailleurs, l’étude menée au niveau des frontières terrestres du Togo se situe dans le cadre du projet d’« Appui à la libre circulation des personnes et la migration en Afrique de l’Ouest» financé conjointement par  l’Union Européenne (UE) et la Commission Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

Atha Assan

Last modified on Tuesday, 15 August 2017 11:52

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