Wednesday, 15 July 2020

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Saturday, 27 June 2020 10:11

Covid-19 au Togo : 7 recommandations des OSCs pour une riposte plus efficace

Des responsables des Osc membres de la coalition Des responsables des Osc membres de la coalition

La pandémie du coronavirus fait des dégâts sur le plan sanitaire mais également économique et social.  Pour amenuiser les effets négatifs de l’épidémie sur la société, le gouvernement a pris, dans l’urgence, un certain nombre de mesures et dispositions. En conférence de presse ce vendredi 26 juin 2020, à Lomé, la Coalition des Organisations de la Société civile contre la Covid-19, au terme d’une enquête menée sur le terrain à propos des orientations de l’exécutif, a énuméré des recommandations pour une gestion plus efficace de la situation.

Composée de 4 commissions notamment santé, sociale, économique et IEC (information, éducation et communication), la coalition, constituée le 08 avril,  a mis en place une équipe de suivi et d’analyse de l’ensemble des mesures prises par le gouvernement en vue de formuler des recommandations d’amélioration pour une riposte efficace. Au terme des travaux, 7 recommandations générales ont été dégagées.

Il est en effet demandé au gouvernement de  « Veiller à rendre la gouvernance de la riposte plus inclusive ; renforcer la sensibilisation et intensifier la veille citoyenne pour le respect des mesures barrières ; prolonger le programme NOVISSI et renforcer la communication autour ; mettre obligatoirement en quarantaine et sous surveillance aussi bien sécuritaire que sanitaire, toute personne venant d’un pays touché par la maladie ; communiquer plus et mieux sur les mesures économiques et la prévention de l’emploi et veiller au respect strict des mesures prises  par la BECEAO en faveur des entreprises ».

Des constats sur le terrain

D’après M. Komi Abitor, président de Fongto (Fédération des organisations non gouvernementales au Togo) et porte-parole de la coalition, les comités de riposte mis en place à tous les échelons territoriaux par l’Etat ne sont pas inclusifs. « On n’a pas la participation de toutes les couches de la population qui devraient aider à mieux gérer la pandémie. Les OSC ne font pas parties, même toutes les collectivités locales ne sont pas représentées ; les associations des femmes, de jeunes n’y sont pas partout alors que l’étude a révélé que les populations les plus exposées sont les femmes, les jeunes et les enfants », a-t-il relaté. Ainsi, l’étude recommande que  les comités, dans leur composition, s’élargissent pour intégrer à leur sein les représentants des acteurs énumérés plus hauts.

A propos du geste de solidarité de l’Etat à l’endroit des populations notamment le fonds ‘’Novissi’’,  la Coalition des OSC fait savoir que « malheureusement deux faits ont rendu cette mesure inefficace ».

Le premier fait, souligne le porte-parole de la plateforme,   c’est le fait de disposer d’une pièce qui est la carte d’électeur pour être éligible.  « Elle a été considéré comme une pièce centrale que beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes ont mais à l’évidence s’est apparu que beaucoup n’ont pas cette pièce et le fait de l’utiliser comme étant la pièce à présenter pour s’inscrire avait un caractère discriminatoire », a-t-il fait observer.  De ce constat, la Coalition trouve qu’il faut utiliser d’autres critères de choix  des personnes.

Le deuxième fait, poursuit M. Komi Abitor,  c’est l’insuffisance de la communication autour de l’initiative.  « La communication qu’il y a eu autour de NOVISSI n’a pas été complète et efficace. Il n’y a pas eu de relais auprès des concernés », a-t-il relevé.

Table d'honneur

Des constats ont été  également faits sur le plan économique. Avec la pandémie, note la coalition, des revenus des acteurs économiques ont baissé ainsi que les salaires. « Il y a eu des négociations internes qui sont faites pour réduire la rémunération des agents. Certains se retrouvent dans des situations de chômage qui ne dit pas son nom et qui  crée des dommages collatéraux », rapporte la plateforme des OSCs.   Outre cela, des entreprises ont sollicité des institutions financières pour leur venir en aide en application des mesures prises par la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA et concrétisé par une décision de la BCEAO mais n’ont pas eu gain de cause. « Malheureusement certaines demandes ont été refusées par les institutions financières », affirme M. Komi Abitor qui alerte que  cela risque  d’envenimer la crise sociale au sein des  entreprises.  Ainsi, la Coalition des  OSC propose de « renforcer la veille citoyenne, entrer en dialogue avec ces institutions pour voir comment ces mesures pourront être davantage respecter pour soulager les acteurs économiques et soulager aussi ceux qui travaillent ».

Il est à noter que, pour mener à bien son étude, la Coalition des Organisations de la Société civile contre la Covid-19 a combiné l’approche quantitative et l’approche qualitative. Au Total 768 personnes ont été interrogées dont 515 dans le grand Lomé, 115 dans la préfecture de Tchaoudjo et 138 dans la préfecture de la Kozah. Les enquêtés ont l’âge compris entre 18 et 45 ans et plus de façon générale.

Atha ASSAN

 

Last modified on Sunday, 28 June 2020 07:27

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