Monday, 11 December 2017

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Tuesday, 16 May 2017 14:17

Excellent avocat et poète : Le modèle Koko Djoka

L’aîné d’une famille  de trois enfants d’origine modeste, d’une mère qu’il perdra dans le cours de son existence et d’un père actuellement huissier de justice, Koko Djoka est aujourd’hui après une maitrise en droit privé en 1997, nanti d’un certificat  d’aptitude à la profession d’avocat. Un an après la maitrise,  il est inscrit avocat au Barreau du Togo.

Le grand frère a voulu pourtant être  médecin mais dans la vie, il faut parfois s’adapter aux circonstances. « Je suis arrivé à cette profession d’avocat tout à fait par hasard. Quand j’ai eu mon BAC D, je me suis inscrit à la faculté de Médecine à l’université de Lomé. C’était, les années de grèves générales illimitées, les choses ont mal tourné », se remémore-t-il avec netteté.

Il   va alors  répondre à une envie parentale et s’inscrit en faculté de Droit. «  Il faut dire que c’est par une obligation parentale que je me suis inscrit à la faculté de Droit avec diverses personnalités qui sont aujourd’hui des avocats, des magistrats… », a indiqué cet ancien pensionnaire  de l’Ecole Marie-Reine de Bè puis Aniko palako, du CEG Tokoin Est puis du Lycée de Tokoin qui n’a jamais renoncé à l’idéal de réussir.

« Comme le début de tout le monde, ce n’était pas facile mais par la grâce de Dieu nous avons réussi à maintenir le cap », raconte celui qui a pu surmonter son échec en classe de première et qui répond qu’il a eu un parcours comme tous les enfants du peuple. « Bien attendu, Marie Reine c’est l’école de tout le monde ; je ne dirai pas que c’est une école des pauvres mais c’est un parcours normal que j’ai eu », indique Koko Djoka qui  égrène ce  qui a favorisé son cas.

« Nous quand on était sur les bancs, nous avons eu cette chance d’avoir des aînés dans le quartier qui volontairement nous poussaient, nous aidaient  comme des petits frères, je citerai  Okoro Ramanou qui était un nigérian d’origine qui est au Togo depuis des années, il a été d’un secours indicible parce qu’il nous laissait ses livres classés par année qu’il vous remettait chaque fois que vous allez dans une année supérieure. Lui-même étant un universitaire, il nous aidait, il nous obligeait à aller au cours de vacances que les anciens du collège Saint Joseph organisaient dans le temps », note le poète et avocat  qui revient sur le soutien parental.

«  J’avais le soutien parental, papa à l’époque travaillait dans une société d’Etat puis privée par la suite avant de devenir huissier de justice mais il était vraiment à cheval pour l’école. D’abord il vous achetait tous les bouquins, toute la fourniture, il veillait pour que les cahiers soient  bien tenus. En tout cas vous savez qu’à la maison il ne sera pas de tout repos. A l’école on vous poussait, dans le quartier les ainés vous poussaient et puis à  la maison papa vous poussait donc voilà un peu mon cas particulier », confie Koko Djoka.

 « Il faut dire, reconnait-il dans le cas de son succès, que la première des choses c’est le soutien parental. Cela est primordial mais il une grande place pour  la  volonté  de chacun », note-t-il. «  Aller  à l’école  n’est évident pour personne. Même les hautes études vous avez beau la volonté, il faut persévérer parce que rien n’est donné gratuitement », consent Koko Djoka qui persiste : « Il faut vraiment persévérer, je ne vais pas citer de nom mais je connais quand même des personnes qui étaient nos majors, c’est beaucoup plus brillant mais n’ont pas la chance que nous avons eue d’être ce que nous sommes aujourd’hui »  indique- t-il.

L’une des particularités de cet excellent avocat est qu’il est poète. Comment arrive-t-il à concilier les deux activités ? Il a lui seul le secret, il se contentera de dire : « Il faut avouer que ce n’est pas évident en ce qui concerne l’écriture surtout  la poésie dans laquelle j’évolue. Ce qui est intéressant,  c’est que même quand vous êtes à l’audience et que vous attendez votre audience vous pouvez avoir une inspiration et griffonner quelque chose ; même au cabinet ou à la maison vous pouvez griffonner quelque chose  à relire après ».

 La poésie,  poursuit-il  est un genre assez sensible, il demande qu’on lui permette de  dire aussi que c’est assez facile : «  un  petit instant vous pouvez écrire quelque chose de merveilleux et de grandiose, contrairement  au roman que  vous mettrez plus de temps à écrire » confie Koko Djoka.

Aux jeunes pour qui ce modèle peut être objet d’identification il est très succinct. « Je n’aurai que quelques mots, le travail, le travail, le travail et la persévérance », conseille Koko Djoka aux jeunes.

 

Germain Doubidji

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